Investir au Sénégal: les régles d’or de la promotion immobilière

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pole urbain de diamniadio
diamniadio nouvelle ville

Pour investir au Sénégal, la promotion immobilière représente une des meilleurs options d’abord en matière de sécurité mais aussi en terme de retombées financières.

Avec l’avènement de l’autoroute à péage, de l’Aéroport International Blaise Diagne de Diass combiné au développement du pôle urbain de Diamniadio, le marché de l’immobilier a littéralement explosé. Le prix des terrains est tout simplement passé du simple au double voire même au triple cela en moins de 10ans. Surtout, cela n’a pas empêché l’inflation au niveau centre ville de Dakar. En effet, la location pour un appartement de type F3( 2chambres salon) par exemple est passé 175000 en 2013 à 250000 en 2017. Et nous regardons les tendances du marché, même avec la politique étatique de faire baisser le prix des loyen en 2014, cela n’a empêché cette flambée des prix. Ce qui attire nombreux promoteurs immobiliers à investir au Sénégal.

Mais il convient de respecter un certain nombres de règles avant de se lancer vers un tel projet. Certains promoteurs et sociétès immobiliers se sont cassés les dents en ne respectant pas ces règles. Nous nous garderons de les citer.

D’abord, la première étape consiste à sécuriser le site au niveau administratif en veillant à ce que le droit réel et le certificat de conformité soient disponibles. Ceci aura sont importance pour que le titre foncier soit admissible à une vente devant notaire. Car il faut bien comprendre qu’en ce qui concerne le Sénégal, tous les titres fonciers ne sont pas admissibles à une vente devant notaire. La vente devant notaire sécurise la transaction pour l’acheteur mais aussi pour le promoteur. Certains promoteurs immobiliers se sont aventurés à se lancer dans une promotion immobilère avec un titre foncier en cours. Ce qui représente un risque énorme et irresponsable qui peut même amener l’entreprise à déposer bilan. L’autre erreur à ne pas faire c’est de vouloir attirer la clientèle en voulant faciliter les ventes avec des paiements échelonnés. Ce système demande à instaurer des garde-fous pour éviter que la demande enregistrée, et qui a donné lieu à des versements, ne soit pas supérieure à l’offre.

En ce qui concerne les appartements, la vente en VEFA( vente à l’état futur d’achévement) reste de mise. Le mieux est de commercialiser l’ensemble des produits bien avant la mise hors d’eau. Sinon, plus la commercialisation prend du temps, plus elle représente une perte. Ensuite, il ne faudrait pas se tromper de cible. Par exemple, vous ne pourrez pas proposer un appartement haut de gamme coûtant dans les 500milions de francs CFA à un fonctionnaire qui n’a pas un salaire supérieur à 300000francs. Même si l’on trouve des prospects, finaliser l’opération ne sera sûrement pas fréquent.

Pour les villas, il faudrait d’abord constater que ce qui reste à Dakar comme espace pouvant abriter une cité se situe sur le sortie de la région. C’est pour la plupart sur Diamniadio, Sangalkam et environs. Pour certains, nous avons noté un problème de commercialisation liée essentiellement à la nature du titre. En effet, les sénégalais préfèrent de loin un titre foncier à un acte administratif telle une délibération.

Enfin, il faut trouver le meilleur rapport qualité/prix. Dans la psychologie de la majorité des sénégalais, plus ils s’éloignent de centre ville de Dakar, moins ils sont enclin à dépenser pour une investissement immobilier. N’empêche, chaque règle retrouvent ses exceptions à condition de savoir les trouver.

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